L’alimentation
pour une personne diabétique correspond aux critères
d’une alimentation équilibrée, c’est-à-dire
à une alimentation recommandée pour la population
en bonne santé.
Il
est important de savoir qu’une alimentation bien adaptée
aux besoins d’un diabétique de type 2 permet dans
certaines situations de diminuer la médication, voire
de la supprimer.
Les
hydrates de carbone
Les
termes hydrates de carbone ou glucides ou sucres sont des synonymes.
Le rôle des glucides est d’apporter de l’énergie
à notre organisme sous forme de glucose.
Il s’agit donc du carburant principal de notre cerveau
et de nos muscles.
On
trouve des glucides dans les aliments suivants :
- Farineux
: pain, riz, pâtes, pommes de terre, céréales,
semoule de blé, polenta, petits pois, maïs, légumineuses
(lentilles, pois chiches, haricots rouges,…)
- Fruits
- Lait,
yogourt nature, yogourt sucré, yogourt light, flan,
flan light
- Produits
sucrés : limonade, sirop, confiture,
miel, bonbons, pâtisseries, chocolat, biscuits, ...
- Boissons
alcoolisées
: bière, apéritif doux (Martini, Cynar, …),
vin liquoreux, liqueur.
La
répartition alimentaire Pour
bien équilibrer les glycémies, il est nécessaire
que la personne diabétique structure sa journée
en :
3 repas et 2
à 3 collations selon le traitement
Chaque
repas ou collation doit être pris à heure régulière
et comprendre des glucides ou hydrates de carbone.
L’équilibre
des repas
La
composition d’un repas équilibré est la suivante
:
-
un farineux (pâtes ou riz ou pommes de terre ou pain
etc…)
- des
légumes cuits et/ou salade
- une
source de protéines (viande ou poisson ou œuf
ou fromage ou tofu)
- une
source de matières grasses de bonne qualité
nutritionnelle (voir chapitre des lipides)
- un
fruit
Les
élément farineux et fruits sont prioritaires, car
sources de glucides.
Les lipides ou graisses
Bien
que les graisses n’aient pas une bonne réputation,
elles sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme.
Le rôle des lipides est :
- source d’énergie
- apport d’acides gras essentiels par les huiles
- véhicule de vitamines liposolubles (vit. A, D, E, K)
Les
recommandations actuelles sont les suivantes :
1.
Limiter la consommation de mets riches en graisses (charcuterie,
préparations panées, gratins, friture, fondue, raclette,
mets à la crème, pâtisseries, etc…)En
effet, une alimentation riche en graisses cachées favorise
l’obésité et de ce fait augmente la résistance
à l’insuline.
2.
Choisir
des huiles de bonne qualité nutritionnelle pour les préparations
culinaires : un choix adéquat de matières grasses
pour la cuisine contribue à la prévention des maladies
cardio-vasculaires.
Pour
les salades : huile d’olive, colza *, noix * soja
* pépins de raisin carthame, tournesol, germe de maïs,
olive
Pour
les cuissons à moins de 170 ° : huile de tournesol
carthame, pépins de raisin, germe de maïs
Pour
la friture ou saisir à forte température : huile
d’olive non pressée à froid, huile d’arachide
Une
des huiles munies de * doit être choisie pour garantir l’apport
en acides gras oméga qui est insuffisant dans notre alimentation
et qui a des propriétés protectrices au niveau cardio-vasculaire.
Les poissons gras sont également une bonne source d’acides
gras oméga 3 : sardine, maquereau, thon, saumon. Les recommandations
concernant la consommation de poissons sont de : 2 fois par semaine,
dont 1 fois par semaine un poisson gras énuméré
ci-dessus.
Pour
les tartines : compter une petite portion de beurre de 10 g par
jour ou choisir une margarine de bonne qualité nutritionnelle
selon les conseils de la diététicienne.
3.
Limiter les graisses saturées qui ont tendance à
être excessives dans notre alimentation et privilégier
les graisses mono et poly-insaturées. Les
lipides saturés proviennent principalement des graisses
animales, comme le lard, le saindoux, le beurre, la crème,
la charcuterie, les viandes et les produits laitiers.
Parmi les graisses végétales, une exception : la
graisse de coco est une graisse saturée.
Les lipides mono-insaturés comprennent l’huile d’olive
et l’huile de colza par exemple.
Les lipides poly-insaturés comprennent l’huile de
tournesol, de maïs, de carthame, de pépins de raisins.
Parmi
les graisses animales, une exception : le poisson contient des
graisses insaturées.
L’index
glycémique
Définition
de l’index glycémique
Pouvoir glycémiant d’un aliment comparé à
celui d’un aliment de référence :
- le glucose
- le pain blanc
Exemples
d’index glycémique :
Plus
l’index glycémique est bas, plus l’absorption
des glucides est lente.
| Farineux |
|
Sucres
simples |
| Pommes
de terre 80 |
|
Glucose
100 |
| Pain
blanc 70 |
|
Saccharose
59 |
| Pâtes
60 |
|
Fructose
20 |
| Légumineuses
30 |
|
Sorbitol
ou xylitol 15 |
La
vitesse d’absorption des glucides est également influencée
par :
-
La mixité d’un repas :
Un repas est d’autant moins hyperglycémiant qu’il
contient : des glucides + des lipides + des protéines
-
La vidange gastrique :
Un repas riche en graisses ralentit la vidange gastrique et de
ce fait l’absorption des glucides.
-
Le type de préparations culinaires :
Par exemple, les pommes de terre en purée ont un index
glycémique plus élevé que des pommes de terre
en robe des champs.
-
Les fibres alimentaires :
Les fibres alimentaires telles que les gommes guar (légumineuses)
et les pectines (fibres de certains fruits ou légumes :
pomme, carotte, coing, …) ralentissent l’absorption
intestinale des glucides en formant une sorte de gel emprisonnant
les glucides.
N. B : ces fibres ont également une action favorable par
rapport aux lipides : elles diminuent l’absorption intestinale
du cholestérol au niveau de l’intestin.
- Variation individuelle :
Il faut savoir également que chaque individu réagit
différemment aux aliments qu’il consomme : un aliment
peut être très hyperglycémiant chez un sujet
et non chez un autre.
Les produits sucrés
Le saccharose (= sucre de table) n’est pas interdit dans
l’alimentation du diabétique
Les
produits sucrés peuvent donc être consommés
avec modération et de préférence si :
le diabète est bien équilibré,
s’il est consommé en remplacement d’un autre
aliment glucidique de préférence en fin de repas
ou dans une collation mixte avant
un exercice physique
Attention,
certaines douceurs sont également riches en lipides (graisses)
et peuvent favoriser la prise pondérale si elles sont consommées
trop fréquemment.
Les
édulcorants
Il existe 2 catégories d’édulcorants ou succédanés
de sucre :
•
Sans valeur nutritive (0 Kcal/g) : acesulfam K, aspartame, saccharine,
cyclamate, intéressants pour les diabétiques.
• Avec valeur nutritive (4 Kcal/g) : fructose, sorbitol,
mannitol, xylitol, dont l’apport calorique est identique
au sucre et dont l’utilisation par les diabétiques
est sujette à caution.
Les
produits dits « pour diabétiques », à
base de fructose, de mannitol, sorbitol et xylitol sont sans intérêt
évident pour le diabétique.
En revanche, l’utilisation en quantité modérée
dans les boissons et les desserts de cyclamate, saccharine, aspartame
ou acésulfam est possible et permet de diminuer la quantité
de glucides consommés.
Les
boissons alcoolisées
Les
boissons alcoolisées ont un apport en calories non négligeable.
Les personnes avec un surpoids doivent donc y être attentives
et limiter leur consommation.
3dl
de vin par exemple représentent 210 Kcal, soit l’équivalent
de 2 à 3 barres de céréales, mais n’apportent
pas de glucides.
L’alcool
augmente la tension artérielle et peut également
augmenter les triglycérides sanguins.
Il
est important de rendre attentif les diabétiques traités
à l’insuline ou par des sulfonylurées de ne
pas consommer d’alcool à jeun lors d’un apéritif
par exemple, car une hypoglycémie peut se produire (l’alcool
bloque la glycogénolyse et la néoglucogenèse
hépatique).
Il est donc nécessaire de consommer simultanément
un aliment contenant des glucides : grissini, biscottes ou pain
par exemple.
Selon
l'avis du médecin (pour éviter toute incompatibilité
avec le traitement médicamenteux du patient) un verre de
vin peut être consommé au repas.
|